Après de très belles
conditions lors de la traversée entre l'Islande et le Groenland
(clin d'oeil au précédent équipage), l'arrivée sur les côtes du
Groenland est toujours aussi magique et majestueuse. Par contre, ce
sont les glaces qui nous ont accueillis avant la terre, mais
heureusement, pas encore trop denses, ce qui nous a permit de trouver
un bon et beau mouillage (pour nous reposer et prendre des forces) au
fond de Jacobsen fjord.
Lorsque nous reprenons la
direction du Sud, pour rejoindre Tasiilaq (200 milles environs),
c'est une autre histoire qui nous attend avec une densité de glaces
beaucoup plus importante (et notre premier ours polaire). Alors, les
jours suivant, nous tentons de nous frayer un chemin à travers la
glace, nous mettons cinq jours pour sortir du plus gros, au ralenti,
poussant la glace et nous y amarrant le soir pour dormir. Des nuits
pas toujours tranquille, lorsqu'à 2h du matin, dans le brouillard,
il faut y aller car la glace se fait trop dense autour du bateau.
Cinq jours intenses et au
final enrichissants et beaux mais contents lorsque nous pouvons, de
nouveau, approcher la terre et ainsi varier les couleurs et se
dégourdir les jambes.
C'est dans un de nos
derniers mouillages, qu'apparaissent Simeon et Karnes sur leur petite
embarcation à moteur, suivi de près par un ours polaire nageant
tout près d'eux ou plutôt tout près des trois phoques fraichement
chassés et posés sur leur bastingage arrière. C'est en apercevant
notre grosse masse jaune que l'ours fini par faire demi-tour. Alors,
Simeon et Karnes nous emmène à terre afin que l'on assiste au
dépeçage de deux des trois phoques et de nous offrir les premiers
morceaux de foie, morceaux de choix ! Cette petite histoire se
termine dans la carré de la V'limeuse autour de rires et d'un
excellent ragout de phoque cuisiné par Seb ; Simeon et Karnes
repartent ravis, nous encore plus, les yeux, le cœur et le ventre
pleins de beaux souvenirs.
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| Premier mouillage à terre - Jacobsen fjord |
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| premier ours |
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| mouillage pour la nuit |
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| il va falloir pousser |
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| Si j'avais su, j's'rai pas v'nu ! |